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Pourquoi je ne fais pas vacciner mes enfants – Partie 7 – Les conflits d’intérêts

Septième partie de cette suite d’articles en réponse à l’article du site jematerne.com. Les conflits d’intérêts prouvent-ils que les vaccins sont néfastes ?

Bien entendu je vous recommande de lire les parties précédentes :

7. Parce que je crois qu’on ne nous dit pas les enjeux et les intérêts que toutes les parties ont avec la vaccination.

Dans plusieurs des points, l’auteure de l’article de jematerne.com fait allusion aux conflits d’intérêt. Elle considère que les études financées par les fabricants de vaccins sont forcément suspectes. Après tout, il paraît vraisemblable qu’aucune entreprise ne paierait pour dire que leurs produits sont mauvais.
Il est également dit qu’il serait plus profitable financièrement pour les médecins de vacciner que de ne pas vacciner car ainsi ils peuvent facturer le suivit. Leurs conseils sont donc biaisés par l’appât du gain.

Si on souhaite déterminer si les vaccins représentent un danger, je pense que l’argument du conflit d’intérêt n’est pas valide pour deux raisons.

C’est la fiabilité et la validité d’une étude qui défini sa crédibilité

C’est un peu trop facile de balayer des études ou des sources sous prétexte qu’elles proviennent de “l’autre camps”. Après tout, c’est le meilleurs moyen de se conforter dans ses opinions.
Le conflit d’intérêt ne permet pas de définir si une étude expose une vérité ou non !

Comme nous l’avons vu, évaluer une étude consiste à déterminer sa validité et sa fiabilité.
Le protocole permet-il de produire des données vérifiables et des résultats reproductibles ? Si le protocole est fiable et que les mêmes résultats peuvent être obtenus par n’importe qui, c’est bien la preuve qu’au final, le financement n’a pas d’impact sur l’étude.

Par contre, il y a bien une occasion où il peut être intéressant de s’interroger sur les financements c’est justement lorsque des résultats sont produits à partir d’un protocole peu fiable ou non reproductible. Peut être que le conflit d’intérêt peut expliquer pourquoi les auteurs ont été négligent ou peu scrupuleux.

Cet argument peut être utilisé dans les deux sens

Après tout je pourrais moi aussi évoquer le conflit d’intérêt comme argument contre ceux qui disent que les vaccins sont dangereux. Je pourrais également considérer les sources proposées par l’auteure de l’article de jematerne.com comme n’étant pas fiables vu qu’elles sont rattachées de près ou de loin à des personnalités antivaccinalistes.

Parce “qu’on ne nous dit pas les enjeux et les intérêts que toutes les parties ont” contre la vaccination.

On ne nous dit pas que Gherardi a obtenu des financements à hauteur de 80 000 euros de l’association E3M, une association qui soutient que la myofasciite à macrophage est causé par l’aluminium dans les vaccins. Sans compter le lobbying que cette association a fait auprès de l’ANSM pour financer les travaux du chercheur (à hauteur de 150 000 euros).
On ne nous dit pas non plus que parmi les autres financement il y a le CMSRI (Children’s Medical Safety Research Institute), une émanation de la Dwoskin Family Foundation, une association clairement antivaccinaliste. Gherardi siège d’ailleurs au Scientific Advisory Board du CMSRI. Et malgré tout ça, il n’hésite pas à indiquer dans ses études qu’il n’a aucun conflit d’intérêt !

On ne nous dit pas que la NVIC entretient aussi des liens avec la Dwoskin Family Foundation. En effet Barbara Loe Fisher a fait partie des intervenantes d’une conférence en 2011 financée par la Dwoskin Family Foundation. Etaient aussi présent à cette conférence Christopher Shaw qui n’est autre qu’un des auteurs de l’étude sur la toxicité de l’aluminium avec Gherardi. A savoir que Shaw siège aussi au Scientific Advisory Board du CMSRI.

On ne nous dit pas que l’étude de Mawson sur les risques à long terme des vaccins est aussi en partie financée par la Dwoskin Family Foundation via la CMSRI. Décidément, le monde est petit !

On ne nous dit pas qu’Andrew Wakefield, qui est à l’origine de la rumeur concernant le lien entre vaccin et autisme, a commencé à recevoir de l’argent de la part d’un groupe d’avocats deux ans avant la publication de son rapport. Ceux-ci voulaient intenter des poursuites contre des fabricants de vaccins et ont donc payé Wakefield pour discréditer le ROR. Au final il aurait reçu 435 643 livres sterling en rémunération et 3 190 pour couvrir ses dépenses.
On ne nous dit pas non plus que Wakefield a fait une demande de brevet pour son propre vaccin antirougeoleux. Il voulait surement profiter du fait que son étude discrédite les vaccins en usage à l’époque pour mieux vendre le sien.

En conclusion de ce point

Malgré toutes ces informations qu’on ne nous dit pas, absolument rien ne permet de dire si oui ou non les vaccins sont dangereux. Seule la qualité des études et des recherches le peuvent.
Par contre, on comprend mieux pourquoi les protocoles biaisés et les résultats non significatifs ne dérangent pas tant ces chercheurs…

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