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Pourquoi je ne fais pas vacciner mes enfants – Partie 6 – Ils ne stimulent pas l’immunité de manière naturelle

Sixième partie de cette suite d’articles en réponse à l’article du site jematerne.com. Cette fois nous allons nous interroger sur la stimulation de l’immunité.

Bien entendu je vous recommande de lire les parties précédentes :

6. Parce qu’ils ne stimulent pas l’immunité de manière naturelle.

Les vaccins sont-ils contagieux ?

Lorsqu’on vaccine, le virus peut rester latent dans les cellules, et laisser le vacciné être un porteur et un contaminateur par effet antigène originel […] une personne vaccinée peut être contagieuse

Tout d’abord, rappelons qu’il y a deux grands types de vaccins :

  • Les vaccins inactivés : ils ne contiennent pas d’agents infectieux vivants, seulement un fragment de cet agent (sa toxine comme pour le vaccin du tétanos), ou la totalité de l’agent mais inactivé (c’est le cas pour le vaccin contre la coqueluche).
  • Les vaccins vivants atténués : ceux-ci sont constitués du virus vivants qui a été modifié pour qu’il perde son pouvoir infectieux tout en gardant sa capacité à faire réagir le système immunitaire. C’est le cas par exemple pour les vaccins ROR, la varicelle et la grippe.

Ensuite, pourquoi certaines maladies sont contagieuses ?
Exemple avec le rhume : le virus une fois dans le corps va se multiplier pour envahir les voies respiratoires supérieures. Lorsque la personne atteinte va tousser, de petites gouttelettes qui contiennent le virus vont se retrouver dans l’environnement. Et si une autre personne respire ces gouttelettes ou touche une surface sur laquelle elles ont atterri, le virus peut intégrer son corps et se reproduire. C’est de cette manière que la plupart des maladies se propages.
C’est le cas pour la rougeole. D’ailleurs si cette maladie est considérée comme l’une des plus contagieuse, c’est notamment parce que son virus peut survivre dans l’air d’une pièce fermée jusqu’à 2 heures après qu’une personne atteinte de rougeole l’ai occupé.

Pour être contagieux il faut donc que le virus puisse se reproduire et s’exporter via les excrétions virales.
Ce qui élimine d’office les vaccins qui contiennent des virus inactivés. Un virus mort ne se reproduit pas !

Les virus vivants par contre sont capables d’infecter nos cellules de la même manière que leurs cousins ​​de type sauvage. Seulement, cette infection n’est pas suffisante pour s’exporter via les excrétions virales.

Pas vraiment un argument…

J’avoue avoir du mal à comprendre l’argument de la contagion. En quoi serait-ce un problème si les vaccins étaient contagieux ? Vu que les virus ainsi distribués sont inoffensifs, le pire que pourrait craindre un enfant atteint par la souche vaccinal via une contagion serait de se faire sa propre immunité. Si c’était le cas, nous n’aurions aucun problème de couverture vaccinale trop faible !

De plus, ça rentre en contradiction avec le fait de laisser l’enfant se faire son immunité de manière “naturelle”. On ne peut pas d’un côté dire que la rougeole est suffisamment bénigne pour laisser son enfant l’attraper et ensuite affirmer (à tort comme on vient de le voir) qu’il ne faut pas vacciner parce que la vaccination répand la maladie !

La vaccination au coeur des épidémies

D’ailleurs ce qui est troublant aussi est que des vaccinés sont souvent au coeur de ces “épidémies”, comme pour le cas où une épidémie de rougeole a été déclarée dans une école secondaire où 98% étaient vaccinés.

Comme on l’a vu dans le point précédent, les vaccinés ne sont pas au coeur des épidémies. Les chiffres montrent bien que l’intégration des vaccins a drastiquement fait baisser les épidémies jusqu’à les faire disparaître pour certaines.

Intéressons nous tout de même à l’étude citée.
Une épidémie de rougeole s’est produite dans une école secondaire avec, pourtant, un taux de vaccination documenté de 98%. Elle précise dans son abstract que “dix-neuf (70%) des cas étaient des élèves ayant déjà été vaccinés contre la rougeole à l’âge de 12 mois et qui sont donc considérés comme des échecs de vaccination. Les personnes non immunisées ou immunisées à moins de 12 mois présentaient des taux d’attaque nettement plus élevés que celles vaccinées à partir de 12 mois.”
Elle précise aussi que les cas qui se sont déclarés dans la population vaccinée se sont fait principalement dans celle qui n’avait reçu qu’une seule dose.

Bref, on n’en apprend pas plus que ce qu’on savait déjà !
Nous avons déjà vue que la vaccination contre la rougeole a besoin d’une seconde dose pour améliorer son efficacité.
Nous avons déjà vue que la vaccination à deux doses n’est pas sur à 100% (proche de 97%).
Nous avons déjà vue que les anticorps transmis par le placenta peuvent détruire les virus atténués du vaccin avant que le corps du bébé ait le temps d’avoir une réaction immunitaire et construire ses propres défenses. C’est pour cette raison que la vaccination est recommandé qu’à partir de 12 mois.

Le fait que cette étude date de 1987 me laisse penser que c’est ce type d’étude qui a montré les limites de la vaccination de la rougeole à l’époque. A savoir que la seconde dose a été officialisée dans la même période.

Il est également important de relever que l’étude précise en conclusion :
“Cette épidémie démontre que, si la transmission de la rougeole peut se produire dans une population hautement vaccinée et que les échecs vaccinaux peuvent jouer un rôle dans la propagation de la maladie, cette transmission n’est généralement pas durable.”

Comme quoi, même à l’époque, malgré ses faiblesses, la vaccination avait un impact positif sur la propagation des maladies !

Vaccination et Syndrome de Guillain-Barré

Et pour choquer le système immunitaire et le forcer à réagir, on utilise des adjuvants liés à des troubles comme la paralysie du syndrome de Guillain-Barré.

Le lien fournis avec cet argument nous amène sur le site de MCTLaw, un cabinet d’avocat américain. Ce cabinet propose d’aider les personnes qui pensent être atteintes d’effets secondaires dus aux vaccins à obtenir des compensations auprès des laboratoires. Leur site ne nous apprend d’ailleurs rien sur les possibles liens entre la vaccination et le syndrome de Guillain-Barré. Il n’y a aucune référence à des études ou des recherches scientifiques. Pas la peine de s’y intéresser plus.

C’est quoi le syndrome de Guillain-Barré ?

Le syndrome de Guillain-Barré (SGB) ou de Guillain-Barré-Strohl est une maladie auto-immune inflammatoire du système nerveux périphérique. Les symptômes vont d’une simple faiblesse ou picotement dans les jambes, les bras et le visage à une paralysie de ces membres. Heureusement la plupart des malades se rétablissent pleinement, même dans les cas les plus graves, bien qu’une faiblesse puisse persister chez certains.

L’OMS précise que “le syndrome de Guillain-Barré est souvent déclenché par une infection – bactérienne ou virale – ou plus rarement par la vaccination ou une intervention chirurgicale”.

Donc premièrement, les adjuvants n’ont rien à voir avec le SGB vu que ce sont les virus et les bactéries qui le déclenche.
Et deuxièmement l’OMS confirme qu’en de rare occasion la vaccination peut en déclencher.

Le lien entre vaccin et SGB

Cette relation a été mise en évidence lors d’une campagne de vaccination contre la grippe aux Etats-Unis en 1976. Depuis, de nombreuses études se sont intéressées à cette relation.

Une méta-analyse de 2014 fait le point sur ce qui a été appris sur le sujet durant les 35 dernières années. Elle précise que :

  • Le risque de SGB n’intervient que dans les cas de vaccination antigrippale.
  • Le risque accru de SGB était associé à la fois aux infections grippales et aux vaccins antigrippaux.
  • Les vaccins actuels ont un risque bien inférieurs à celui observé avec le vaccin utilisé lors de la grippe de 1976.
  • Le risque de SGB après la vaccination doit être mis en balance avec les bénéfices potentiels de la vaccination contre la grippe et de la réduction des complications liées à la grippe telles que la pneumonie, les hospitalisations ou le décès.
  • Et surtout, il est estimé que le risque de SGB après une grippe est bien supérieur à celui après vaccination (17,2 cas pour 1 million avec la grippe contre 1,03 avec la vaccination)

Cette méta-analyse confirme donc le lien entre un vaccin et le SGB, que le nombre de cas on baissé suite à l’amélioration du vaccin antigrippal et surtout qu’il est beaucoup plus risqué de ne pas se vacciner.

En conclusion de ce point

Malgré son titre, ce point ne nous a rien apporté sur la stimulation “naturelle” de l’immunité.
Nous avons une fois de plus confirmé que les personnes vaccinées ne sont pas contagieuses ni au cœur des épidémies. La plupart des arguments énoncés datent d’au moins 30 ans et ne sont donc pas valable au vu l’état de nos connaissances actuelles.
Et une fois encore nous avons la confirmation que la vaccination apporte moins de risque.

Rien dans ce point ne permet de remettre en cause la vaccination.

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