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Pourquoi je ne fais pas vacciner mes enfants – Partie 2 – Les ingrédients toxiques

Seconde partie de mon retour sur l’article qui concerne les 8 raisons pour laquelle une maman ne fait pas vacciner ses enfants. Cette fois on va s’intéresser au second point : les ingrédients toxiques !
Si ce n’est déjà fait je vous invite à lire la première partie.

2. Parce que les ingrédients toxiques dans les vaccins m’inquiètent

S’interroger sur la crédibilité

« Le renommé Robert F. Kennedy Jr. est sonneur d’alarme. »

Robert Francis Kennedy Jr est une personnalité politique démocrate américaine et un avocat spécialisé dans le droit de l’environnement. Il est très actif outre atlantique sur les questions de mercure dans les vaccins ainsi que sur leur sécurité générale.
Il s’est exprimé sur la dangerosité de la vaccination dans un article publié sur le site Collective-Evolution.

Cet article nous révèle deux choses :

La première est que, malgré l’aspect très grave du sujet, RFK Jr décide de publier son article sur Collective-Evolution. Ce site est très ouvert sur sa ligne éditoriale et propose beaucoup de contenu de pseudo-science ou de surnaturel. On peut par exemple tomber sur un article qui apporte des prévisions de tremblements de terre et d’éruption volcanique par rapport à Uranus qui entre dans le signe du Taureau. Puis être redirigé vers un article décrivant des structures non humaines construites sur la face cachée de la Lune.
Bien entendu la ligne éditoriale de ce site n’invalide pas directement les propos tenus dans l’article de RFK Jr mais engage beaucoup de méfiance quant au sérieux de ses propos.

La seconde, que RFK Jr considère que l’étude danoise dirigée par le Dr. Soren Wengel Mogensen est une preuve de la dangerosité des vaccins. Comme nous l’avons vu dans l’article précédent, cette étude possède de très nombreuses faiblesses qui nous empêchent de trancher sur le sujet. Le fait que RFK Jr la considère comme une preuve nous en apprend beaucoup sur ses méthodes de recherche…

Ces deux éléments me poussent à rester très prudent avec les affirmations de RFK Jr.

Un lien entre vaccin et maladies mentales

« [RFK Jr] cite une étude publiée en 2017 qui suggère un lien entre les vaccins et des troubles divers, comme les troubles obsessionnels compulsifs, l’anxiété et l’anorexie. »

Lire des études n’est pas évident. C’est pour cette raison que je conseille de s’intéresser en tout premier à la conclusion. Que nous dit la conclusion de l’étude citée par RFK Jr ?

« Cette analyse épidémiologique pilote implique que l’apparition de certains troubles neuropsychiatriques peut être temporellement liée aux vaccinations antérieures dans un sous-ensemble d’individus. Ces résultats méritent d’être approfondis, mais ne prouvent pas le rôle causal des infections ou des vaccinations antécédentes dans la pathoétiologie de ces affections. Étant donné l’ampleur modeste de ces résultats et les avantages évidents pour la santé publique de l’administration en temps voulu de vaccins pour prévenir la mortalité et la morbidité liées aux maladies infectieuses chez les enfants, nous encourageons les familles à maintenir leur calendrier de vaccination conformément aux directives du CDC. » (Centers for Disease Control and Prevention)

Autrement dit, les faibles résultats obtenus lors de l’étude ne permettent de faire qu’une corrélation très sommaire entre vaccination et les maladies mentales et seulement chez certaines personnes. Le risque qu’il y ait en effet un lien de cause à effet est si minime qu’il est préférable de continuer de se vacciner (attraper les maladies étant un risque bien plus grand).
A aucun moment l’étude ne dit que les vaccins sont à l’origine de troubles mentaux.
Le renommé Robert F. Kennedy Jr a donc brandi une étude scientifique dont il n’avait même pas pris la peine d’en lire correctement la conclusion.

Une méta analyse de 2015 revient sur cette association entre les troubles neurologiques et la vaccinations. Elle regroupe près d’une centaine d’études concernant les liens supposés entre la vaccination et des troubles comme l’autisme, l’encéphalomyélite, la sclérose en plaque, l’épilepsie, la schizophrénie, etc…
la conclusion de cette méta-analyse est très brute :

« […] l’association entre vaccinations modernes et troubles neurologiques graves est un véritable « mythe urbain ». »

Je pense que sur ce sujet, aucune vrai relation de cause à effet n’a été démontrée à ce jour. On ne peut donc pas affirmer que la vaccination cause des maladies mentales.

Conflit d’intérêts

« Robert F. Kennedy est d’avis que les pédiatres n’ont pas le temps de s’informer correctement, et même qu’il ont des motivations monétaires à ne pas le faire pour plutôt faire un suivi des vaccinations. »

Je reviendrai un peu plus en détail sur les conflits d’intérêts dans le point numéro 7. Pour le moment, la question à laquelle il faut répondre est si oui ou non les ingrédients des vaccins sont toxiques.

Les vaccins contiennent des produits toxiques

« Les vaccins contiennent encore entre autres du mercure (thimérosal), une neurotoxine particulièrement dommageable pour le cerveau du foetus ou de l’enfant, du formaldéhyde, qui a été classifié comme un carcinogène humain, et de l’aluminium, dont les recherches sur effets dommageables sur le cerveau et le système immunitaire ne cessent de s’accumuler »

Trois produit sont cités : le thimérosal, le formaldéhyde et l’aluminium. Faisons le point sur la littérature scientifique sur ces trois sujets.

Concernant le thimerosal

Le thimerosal, ou thiomersal, est un biocide surtout utilisé comme antibactérien et fongicide. Dans les vaccins il est utilisé comme agent conservateur afin de prévenir la contamination bactérienne des flacons de vaccins multi-doses après ouverture.

L’Académie Nationale de Médecine, dans un communiqué scientifique de 2003 précise :

« Le thiomersal contient le radical éthylmercure […]. Il renferme 49.6 % de mercure en poids et à ce titre peut représenter des risques toxicologiques au même titre que les autres composés mercuriels. »

Elle précise ensuite :
« Les recherches sur la toxicité du mercure ont essentiellement porté sur le méthylmercure car il s’agit d’un contaminant environnemental important. […] l’exposition à des doses élevées de méthylmercure pouvait entraîner des lésions du système nerveux central chez le foetus. »

Par association, l’éthylmercure fut soupçonné d’avoir les mêmes effets que le méthylmercure. Ce sont ces extrapolations faites à partir du méthylmercure qui ont incité les autorités sanitaires à faire retirer par mesure de précaution le thiomersal des vaccins pour enfants aux Etat-Unis (à partir de 1999). A savoir qu’en France seuls certains vaccins grippaux contiennent du thiomersal.

Le comité sur la sécurité des vaccins de l’Institut de Médecine aux États-Unis a procédé à une revue détaillée et indépendante de ce sujet en 2000, concernant l’utilisation du thiomersal dans la vaccination. Leurs conclusions sont :

« Chez l’homme, l’exposition au thimérosal à faible dose n’a pas été associée à des effets sur le système nerveux […] Il n’a pas été prouvé que l’exposition au thimérosal par les vaccins entraîne des niveaux de mercure associés à des réactions toxiques. […] Rien n’indique que l’éthylmercure soit à l’origine des modifications physiopathologiques connues pour être associées à l’autisme, telles que des défauts génétiques, et il n’existe pas de marqueur pathologique bien développé du TDAH ni de retard du langage qui puisse être comparé aux effets de l’éthylmercure sur le système nerveux. »

D’ailleurs l’Académie Nationale de Médecine, cité plus haut, précise :

« […] son métabolisme [de l’éthylmercure] s’avère plus rapide que celui du méthylmercure. La concentration de thiomersal que l’on retrouve dans la préparation finale des vaccins est faible, de l’ordre de 15 à 25 µg / dose. Lorsqu’un sujet reçoit un vaccin renfermant du thiomersal, la concentration résultante d’éthylmercure métabolisé est encore réduite car le produit est dilué dans l’organisme. »

Une étude de 2002 portant sur les concentrations du mercure chez les nourrissons recevant des vaccins contenant du thiomersal conclue :

« L’administration de vaccins contenant du thiomersal ne semble pas augmenter les concentrations sanguines de mercure au-dessus des valeurs sûres chez les nourrissons. L’éthylmercure semble être éliminé rapidement du sang par les selles après l’administration parentérale de thiomersal dans des vaccins. »

Enfin un article publié en 2013 dans Pediatrics revient sur l’arrêt de l’utilisation du thiomersal :

« Dans la très grande majorité des cas, les éléments de preuve réunis au cours des 15 dernières années n’ont permis de mettre en évidence aucun dommage significatif, notamment de graves troubles du développement neurologique, résultant de l’utilisation du thimérosal dans les vaccins. Des dizaines d’études de pays du monde entier ont démontré l’innocuité des vaccins contenant du thimérosal. »

Ils considèrent d’ailleurs que la décision d’abandon du thiomersal prise dans les années 90 n’aurait pas été prise si la question s’était posée aujourd’hui dans l’état de nos connaissances actuelles.

Pour conclure sur le thimerosal

Des soupçons de dangerosité ont été attribué à l’éthylmercure par association avec le méthylmercure. Ces soupçons ont poussé à l’arrêt presque systématique de l’utilisation du thimerosal dans les vaccins à partir des années 90.
Depuis, beaucoup de recherches ont été effectuées et il semblerait que le thimerosal ait démontré son innocuité dans le cadre de son utilisation dans les vaccins.

La dangerosité du produit n’ayant pas été démontrée et n’étant utilisé comme ingrédient que dans très peu de vaccin, rien dans l’affaire du thimerosal ne permet de remettre en cause la vaccination.

Concernant le formaldéhyde

Le méthanal, ou formaldéhyde, est un gaz, principalement issu de la combustion incomplète de substances contenant du carbone. Il est utilisé dans certains vaccins pour inactiver les virus pendant et après leur production.

Le CIRC (Centre Internationale de Recherche sur le Cancer) a en effet classé en 2004 le formaldéhyde dans la catégorie des cancérogènes avérés chez l’Homme (groupe 1). Le rapport attenant précise :

« Le groupe de travail avait alors estimé disposer d’indications suffisantes montrant que le formaldéhyde provoque le cancer du nasopharynx (sur la base d’études épidémiologiques concordantes en milieu professionnel). […] Les indications d’un possible lien avec la leucémie étaient auparavant considérées comme solides mais non suffisantes en raison de l’absence d’un mécanisme plausible. Les indications épidémiologiques se sont renforcées : une étude récente a montré que l’activité d’embaumement était liée de façon importante à un risque accru de leucémie myéloïde avec des tendances significatives selon l’exposition cumulée à l’embaumement ».

Donc en effet le formaldéhyde peut provoquer des cancers spécifiques (du nasopharynx et leucémie myéloïde). Seulement ces cancers ne se déclarent que dans des conditions bien précises : lorsqu’il s’agit d’une exposition via l’air respirée ou lors d’un contact direct avec la peau, d’une manière quotidienne et à des doses élevées.
Ces conditions n’interviennent que dans le cadre d’activités professionnelles (comme les pompes funèbres). Le cancer du nasopharynx est d’ailleurs reconnu comme maladie professionnelle.

L’AFSSET (Agence Française de Sécurité Sanitaire de l’Environnement et du Travail) précise dans son rapport de 2009 que :
« L’augmentation du risque est associée à une exposition à une répétition de pics d’au moins 5 mg/m3. »

Ce rapport confirme que les problèmes liés aux formaldéhyde se produisent lors d’un contact sous sa forme gazeuse.

De plus, le rapport du CIRC indique :

« Le formaldéhyde est un produit naturel dans la plupart des systèmes vivants et dans l’environnement. Il se produit naturellement dans les fruits et dans certains aliments, et il se forme de manière endogène chez les mammifères, y compris l’homme, en raison du métabolisme oxydatif. »

La concentration en formaldéhyde dans le sang humain est de 2.74 +/- 0.14 mg /L. Ce qui correspond à environ 15 mg pour un adulte moyen et 1 mg pour un nourrisson de deux mois.
Cent grammes de poire contient environ 6 mg de formaldéhyde, soit 6 fois plus que la quantité naturelle chez un nourrisson.
Le vaccin contre la polio contient moins de 0,02 mg de formaldéhyde, soit 50 fois moins que la quantité naturelle chez un nourrisson.

Pour conclure sur le formaldéhyde

Les conditions qui mènent à un risque de cancer par exposition au formaldéhyde ne correspondent pas à l’acte ponctuelle de vaccination. De plus, les quantités présentes dans un vaccin sont infimes en comparaison des quantités déjà présentent dans le corps. Les surplus éventuels sont rapidement éliminés.
Rien dans nos connaissances actuelles ne permet de penser que le formaldéhyde dans les vaccins présente un quelconque danger.

Concernant l’aluminium

L’hydroxyde d’aluminium est utilisé principalement dans les cosmétiques (comme les anti-transpirant) et dans les pâtisseries industrielles. Il est aussi utilisé comme adjuvant immunologique, c’est à dire qu’il aide le vaccin à stimuler le système immunitaire. L’utilisation d’un adjuvant est donc très importante pour l’efficacité d’un vaccin.

Les sels d’aluminium font polémiques depuis plusieurs années en France. Cette méfiance provient en grande partie de Romain Gherardi. Ce professeur de neurologie lutte depuis les années 90 contre les adjuvants aluminiques dans les vaccins qu’il considère comme dangereux.

L’aluminium est-il dangereux pour les animaux ?

Il déclare même dans l’émission Bourdin Direct du 26 Septembre 2017 sur RMC :
« Chez l’animal, ils [les adjuvants aluminiques] sont neurotoxiques. Il n’y a aucune espèce d’hésitation à le dire. Le sont-ils chez l’homme ? […] Nous avons de sérieuses raisons de le penser. »

Romain Gherardi est convaincu que les sels d’aluminium dans les vaccins sont responsables d’une maladie appelée mysofasciite à macrophages (ou MFM). De l’aluminium vaccinal peut demeurer au site d’injection du vaccin en une sorte de « tatouage » vaccinal. Ces traces d’aluminium sont observables grâce à une biopsie.
Selon Gherardi cet aluminium peut quitter le site d’injection pour atteindre le cerveau et y exercer une activité neurotoxique. Ce qui, toujours selon Gherardi, se produit chez des personnes prédisposées et sur le long terme.

Ces affirmations sont basées sur ses propres études. La dernière datant de 2017, souhaitait montrer la neurotoxicité de l’hydroxyde d’aluminium sur des souris.

Pour cela, Gherardi et son équipe vont administrer différentes doses d’hydroxyde d’aluminium à plusieurs groupes de souris. Ces souris seront ensuite soumises à des tests comportementaux pour vérifier si leur comportement est affecté en fonction de la dose d’hydroxyde d’aluminium reçut.
Enfin, certaines souris feront l’objet d’une analyse histologiques du cerveau afin d’observer la densité en cellules microgliales. Comme ces cellules ont un rôle dans la gestion des déchets au niveau du système nerveux central, on peut donc supposer que si l’adjuvant migre vers le cerveau, ces cellules seront activées.

De nombreux défauts sont malheureusement à souligner dans cette étude :

  • Le protocole de l’étude est prévu pour étudier l’effet de la dose cumulée, mais les conclusions mettent en avant un effet de la dose unique.
  • Pas de protocole en aveugle pour les tests comportementaux. Impossible donc de savoir si les comportements des souris sortent vraiment de l’ordinaire ou s’il s’agit d’un biais d’observation.
  • Absence dans les résultats du cinquième groupe censé représenter le cas d’un vaccin chez l’humain. Il est donc encore plus difficile de transposer les résultats obtenus à l’homme. On peut également s’interroger sur les raisons de ne pas indiquer les résultats de ce groupe dans l’étude.
  • L’un des tests significatifs (le sixième) qui ne va pas dans le sens de la conclusion des auteurs n’est pas discuté.
  • Très peu de souris font l’objet d’une étude de leurs cellules microgliales (seulement trois par groupe). De plus les auteurs ne donnent pas les valeurs pour deux des groupes ! On peut là aussi s’interroger sur les raisons de ne pas divulguer leurs résultats.

On constate donc que le protocole n’est pas adapté au type de recherche effectuée. Plusieurs résultats sont également manquants ou totalement ignorés.

De plus 30 sous-tests comportementaux sont considérés comme « rien à signaler » pour seulement 4 sous-tests qui disent « attention à la faible dose ». Si on prend également en compte qu’il y a un manque de cohérence avec les tests sur les cellules microgliales, les résultats obtenus peuvent difficilement être jugés comme significatifs.

Bref, les résultats sont donc beaucoup moins tranchés qu’attendu et ne permettent pas de conclure que « l’aluminium est un neurotoxique chez l’animal ». On pourrait même conclure qu’il faut une dose plus élevée d’adjuvant dans chaque vaccin vu que leurs résultats des tests comportementaux n’indiquent de changement qu’à faible dose !

L’aluminium est-il dangereux pour l’homme ?

Bien entendu, le manque de preuve de toxicité chez les souris ne signifie pas que c’est également le cas pour l’homme (et inversement).
D’après l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) les réactions connues et imputables au sel d’aluminium contenu dans les vaccins sont des réactions inflammatoires locales (dont certaines sont dues à une agitation insuffisante du produit, à la vitesse d’injection, etc).

Régulièrement, la littérature scientifique sur le sujet de l’utilisation de l’hydroxyde d’aluminium dans les vaccins est revue.

Dans un rapport de 2010, l’Académie Nationale de Médecine considère que « rien ne permet, dans l’état actuel des connaissances, d’imputer à cet adjuvant vaccinal, employé depuis de si nombreuses décennies, des troubles systémiques et neurologiques certainement plurifactoriels et d’évaluation délicate. »

Dans un rapport de 2013 le Haut Conseil de la Santé Publique estime que « les données scientifiques disponibles à ce jour ne permettent pas de remettre en cause la sécurité des vaccins contenant de l’aluminium, au regard de leur balance bénéfices/risques. » Ce rapport met également en garde « contre les conséquences, en matière de réapparition de maladies infectieuses, que pourrait avoir une baisse de la couverture vaccinale résultant d’une remise en cause des vaccins contenant de l’aluminium en l’absence de justification scientifique. »

Et dans un rapport datant de 2016, l’Académie Nationale de Pharmacie fait le point sur la MFM.
Dans ce rapport elle rappel :

  • L’aluminium sous la forme d’hydroxyde ou de phosphate est utilisé dans les vaccins depuis plus de 80 ans.
  • D’une manière inexpliquée, les cas de myofasciite à macrophages n’ont été décrits qu’une soixantaine d’années après les débuts de l’utilisation de l’aluminium comme adjuvant
  • Tout aussi inexpliquée est la restriction géographique relative de la description de ces phénomènes : une équipe française (celle de Gherardi bien sur) a, à elle seule, regroupée plus de 95 % des observations mondiales
  • D’après les données de pharmacovigilance, un seul nouveau cas de myofasciite à macrophages serait survenu depuis 2012, alors qu’actuellement, environ 12 millions de doses de vaccins contenant un adjuvant aluminique sont administrées chaque année en France

Et pour finir elle conclut :

« Même si certaines manifestations cliniques sévères ont pu être associées à des injections vaccinales, aucun lien de causalité n’a pu être établi, à ce jour, avec les adjuvants aluminiques, d’autant que ces manifestations paraissent limitées dans le temps (non identifiées avant 1990 et semblant en extinction depuis 2012) et dans l’espace (la France a cumulé la quasi-totalité des cas décrits dans le monde). […] [L’Académie Nationale de Pharmacie] est favorable à ce que des travaux expérimentaux rigoureux soient réalisés pour tenter d’évaluer la réalité de la responsabilité des adjuvants aluminiques dans les manifestations cliniques observées chez certains patients puisque, à ce jour, aucune étude épidémiologique n’a pu être conduite sans biais. »

Pour conclure sur l’aluminium…

Même si les travaux de Gherardi ont démontré l’existence d’un « tatouage » vaccinal, absolument rien ne permet de relier l’hydroxyde d’aluminium a une quelconque maladie.
Toutes les agences qui ont étudié le sujet depuis les années 90 ont conclu que rien n’indiquait que l’hydroxyde d’aluminium contenu dans les vaccins présentait le moindre risque.

… Une conclusion plus générale

Que ce soit pour le thimerosal, le formaldéhyde ou l’aluminium, rien ne nous permet de totalement abandonner la vaccination. Tous ont une importance que ce soit dans la conservation ou l’efficacité des vaccins et aucun n’a démontré d’effets négatifs quant à leur utilisation.
Au vue de toutes ces informations, on ne peut pas conclure qu’il est préférable d’éviter la vaccination. Au contraire, toutes les agences qui étudient les vaccins et leurs possibles effets secondaires mettent en garde contre les risques élevés d’épidémie en cas de baisse de la couverture vaccinale suite à une trop grande méfiance.

Rien dans ce point ne permet de dire que les vaccins sont dangereux. Au contraire, la balance bénéfice / risque penche pour la vaccination.

La nature est chimique

Avant de passer au point suivant j’aimerais revenir sur le dernier argument cité par l’auteure de l’article de jematerne.com.

« […] plusieurs autres ingrédients toxiques que personnellement je ne souhaite pas administrer à mes enfants. »

Elle joint un lien vers un tableau recensant l’ensemble des ingrédients disponibles dans les vaccins.
Seulement il n’y a aucune précision sur les ingrédients jugés comme toxiques. C’est très certainement une interprétation de ma part mais j’ai l’impression que l’auteure indique par là que tous les ingrédients des vaccins sont toxiques. Je retrouve là l’argument souvent entendu :
« Si tu ne peux pas prononcer le nom d’un élément, ne le mange pas ! ».

En réponse je dirais que si on ne souhaite pas consommer ce qui contient les éléments suivants :

  • Acide octadécaènoïque
  • Hydroxyméthylfurfural
  • Butanoate de 2-méthyloctyle
  • Les conservateurs comme E236, E296
  • Les colorants comme E160a, E161b, E161c, …

Et encore pleins d’autres choses imprononçables alors il ne faut pas manger… de fraise.

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