Titre du documentaire

Ce que nous savons de la réalité – Etude du documentaire

Durant mes pérégrinations sur les réseaux sociaux, je suis tombé sur un groupe de spiritualité quantique. l’hypothèse qui était avancée était qu’il nous est possible de modifier la réalité qui nous entoure grâce à notre mental. Cette hypothèse, toujours selon les membres du groupe, est expliquée grâce à la physique quantique.
La physique quantique étant un domaine qui m’intrigue, j’ai posé pas mal de question afin de comprendre. C’est alors que l’un des membre du groupe m’a conseillé de regarder le documentaire “Ce que nous avons de la réalité”.

Je vous propose de partager mes réflexions sur ce documentaire.

Les surprises du casting

Ce documentaire a été écrit et réalisé par William Arntz. Une recherche rapide m’apprend qu’il a débuté sa carrière en tant que physicien. Il faisait apparemment des recherches sur les lasers. Mais surtout ce qui sort de l’ordinaire c’est qu’il a fait ce film suite à son entré dans la Ramtha School of Enlightenment.

Cette « école » organise des retraites et ateliers pour enseigner la sagesse ancienne et les dernières découvertes en sciences neurologiques et mécanique quantique. Elle a été fondée par Judy Zebra Knight.

Selon cette dernière, une entité nommée Ramtha, un guerrier lémurien qui a lutté contre les atlantes il y a 35 000 ans, lui est apparu dans sa cuisine. Ramtha a alors dit à Knight que l’humanité est enfin prête à connaître la vérité sur la nature divine de l’homme et qu’il peut parvenir à un contrôle absolu de sa propre réalité. Knight a alors fondé cette « école ». Ramtha quant à lui a choisi de s’exprimer au travers de Knight.

La Miviludes (mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) a classé cette organisation comme sectaire dans son rapport de 2010 et a identifié un groupe du Ramtha à Bugarach.

Les deux autres producteurs de ce film, Mark Vincente et Betsy Chasse font également partie de cette secte.

Fred Alan Wolf est le principal intervenant qui est érigé en véritable « caution scientifique ». Il possède un doctorat en physique théorique et a été consultant pour Discovery Channel. Il est également l’auteur de plusieurs livres sur la physique quantique. Seulement mis à part ces livres, je n’ai pas trouvé une seule étude dans le domaine qui cite son nom que ça soit en tant qu’auteur ou simple intervenant. Le plus important en science est la revue par les pairs, Wolf a décidé de s’en passer.

L’autre caution scientifique que j’ai pu identifier est David Albert. Albert est lui aussi docteur en physique théorique et enseigne à l’université de Columbia à New York. Il a écrit quelques livres sur la physique quantique et surtout a publié plusieurs études, sur le spin des particules et sur les processus de mesure en mécanique quantique relativiste par exemple. Le problème est que selon un article de Popular Science il a été « scandalisé par le produit final ». Il a accordé une entrevue d’une heure aux cinéastes en précisant que pour lui il n’y a aucun lien entre la mécanique quantique et la conscience ou la spiritualité. On constate que cette interview a minutieusement été modifiée pour correspondre au point de vue du documentaire.

Masaru Emoto est un auteur japonais connu pour ses théories sur les effets de la pensée et des émotions sur l’eau. Je parle bien d’auteur car il n’a pas un cursus scientifique. Il a fait des études en relations internationales, puis il s’est offert le titre de docteur en médecine alternative via l’Open International University for Alternative Medicine. Cette distinction n’est pas un doctorat reconnu car il ne nécessite aucun cours ni programme d’études, elle nécessite juste d’apporter une thèse (peu importe le thème) et de payer.

John Hagelin est un physicien et professeur de méditation transcendantale. Il possède un doctorat en physique et a travaillé en tant que chercheur postdoctoral au centre de l’accélérateur linéaire de Stanford aux Etats-Unis au début des années 80. Durant cette période, son nom est présent dans plusieurs études. Il rejoint par la suite la Maharishi International University en tant que professeur de physique. Cette « école » propose un système d’éducation basée sur la conscience, ce qui inclut la pratique de la technique de méditation transcendantale. Les pseudosciences y sont donc intégrées de façon légitime. A partir de là, Hagelin prône que le champ unifié de la physique est identique à la « conscience pure » de la méditation transcendantale.

Dean Radin est un chercheur et un auteur dans le domaine de la parapsychologie. Il a mené plusieurs expériences sur la relation conscience / réalité. Ces études ont d’ailleurs toutes été publiées dans le journal Explore : The Journal of Science and Healing. Fait intéressant, Dean Radin en est corédacteur en chef de ce journal nous sommes donc en droit de poser des doutes sur la revue par les pairs.

En conclusion on constate que parmi tous les intervenants, Seul David Albert ne partage pas l’idée que la conscience a un impact sur la matière. Et il affirme que ces propos ont été détourné de leur sens lors du montage. Avec ce type d’intervenants, le documentaire ne risque pas d’être objectif !

La mise en scène

Je n’aurais que deux remarques à faire concernant la mise en scène.

L’introduction nous présente un rapide historique de la science à travers les âges. A base d’animation façon « collage », rythmé par des petites musiques ridicules et une voix qui semble sortir des années trente, Il nous est brièvement décrit la « rivalité » qui existe entre science et spiritualité au fil des siècles. Le propos est que depuis l’arrivée du matérialisme, la science n’a eu de cesse d’attaquer la spiritualité. « Darwin réattaque : il n’y a pas de créateur » peut-on entendre tandis qu’un varan à tête de Darwin traverse l’écran.

Et bien entendu la science va la tête dans le mur mais heureusement scientifiques et leaders spirituels se réunissent.

Pour moi cette introduction est l’exemple parfait du sophisme de l’homme de paille. Elle présente la science de façon erronée afin de pouvoir servir son propos. Selon cette présentation, la science a constamment voulu détruire la spiritualité et les religions. La science (tout comme la religion d’ailleurs), a essayé d’imposer à l’autre ses dogmes !

Ce n’est pas ça la science ! Elle est l’ensemble des connaissances obtenues par des observations objectives et vérifiables. Elle n’est pas dogmatique. La spiritualité est avant tout basée sur les croyances, mais la science elle s’en moque des croyances, ça ne l’intéresse pas. Elle veut des faits, non des opinions !

Cette introduction n’a que pour but de faire passer en douce le fait qu’il n’y a pas de distinction entre les faits et les opinions. Science et spiritualité s’associent, « scientifiques et leaders spirituels se réunissent ».

La seconde remarque que j’ai à faire sur la mise en scène valide complètement cette volonté : les noms et fonctions des intervenants ne sont écrit qu’à la fin. Ainsi, tout le long du documentaire il nous est impossible de savoir si ce qui est dit est un fait scientifiquement prouvé ou une opinion ni si c’est dit par un chercheur scientifique ou un leader spirituel.

Rien qu’avec ces deux remarques on constate que la forme du documentaire n’est ni neutre ni objective.

Pour conclure concernant la forme, pour moi ce film n’est pas un documentaire. C’est une docufiction promotionnelle qui milite pour les idées de la secte Ramtha. En temps normal je n’aurai même pas pris la peine de dépasser l’introduction mais ça serait faire un procès d’intention. Après tout, il est possible que le film propose des expérimentations pour prouver leurs dires. On peut être pétri de mauvaises intentions et avoir raison. Même si je considère qu’avoir raison pour de mauvaises raisons, ce n’est pas avoir raison.

Intéressons-nous maintenant au fond. Selon le docufiction, quelles sont les éléments, les expérimentations qui permettent de dire que la conscience a un pouvoir sur la réalité, sur la matière ?

Leur réponse est simple : c’est la physique quantique qui le dit !

Physique quantique, quèsaco ?

La physique quantique est l’ensemble des théories physiques qui décrivent le comportement de l’infiniment petit (atomes, particules, …). Par contre, comme nous allons le voir par la suite, les implications de ces théories n’ont rien de commun avec la physique que l’on a l’habitude de côtoyer. Tout comme l’électromagnétisme de Maxwell, ou la relativité restreinte d’Einstein, la physique quantique apporte une réelle rupture dans notre façon de voir le monde.

Parmi ces théories, le documentaire va s’appuyer sur deux en particulier : La dualité onde / corpuscule et l’intrication quantique.

L’observateur contrôle la réalité

Tout d’abord je dois reconnaître que leur représentation animée de la dualité onde / corpuscule est bien faite. Par contre la notion d’observateur est totalement détournée pour correspondre au thème du film.

Reprenons ce qui est dit :

Un objet quantique (prenons un électron par exemple) se comporte à la fois comme une onde et comme un corpuscule. Mais lorsqu’intervient un observateur notre électron se comportera uniquement comme un corpuscule. C’est donc l’observateur qui transforme une onde en corpuscule. L’être humain à un contrôle sur la matière.

Que dit la science de son côté ?

Prenons maintenant l’exemple d’une table que je souhaite prendre en photo. Il me faut donc une table (forcément), une source de lumière et un appareil photo. La lumière émise va rebondir sur la table avant d’être captée par l’appareil photo. J’aurai ainsi la photographie d’une table.

Si on se place à l’échelle atomique et qu’on souhaite prendre une mesure d’un électron en prenant une photo par exemple. Comme pour la table, je vais devoir envoyer des photons pour qu’ils « rebondissent » contre l’électron avant de revenir vers l’appareil photo. Notre électron va donc forcément être perturbé par les photons qu’on lui balance mais aussi par la présence de l’appareil photo à proximité. Lorsque l’on perturbe un objet quantique, il cesse d’être dans une superposition d’état. Il va arrêter de se comporter à la fois comme une onde pour devenir un corpuscule par exemple.

En physique quantique, l’observateur n’a rien à voir avec l’humain qui regarde. L’observateur est l’outil qui permet d’effectuer une mesure (dans notre exemple un appareil photo).

Dire que c’est la conscience de l’observateur qui permet de contrôler la matière revient alors à donner de la conscience à un appareil photo ou à tout autre objet de mesure. La conscience humaine n’a aucune emprise sur la table à travers la photographie. Et si on montre la photographie à plusieurs centaines de personnes ils verront tous la même chose : une table.

Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que dans l’animation, l’observateur est représenté sous la forme d’un œil, un peu robotique certes mais un œil tout de même. Si l’observateur était représenté sous la forme d’un appareil photo, leur conclusion vous paraîtrait ridicule.

Prétendre que la physique quantique démontre que la pensée à un impact sur la matière est une opinion. Les faits qui sont réellement démontrés par les expérimentations scientifiques ne prennent pas en compte la conscience. La science va même plus loin en démontrant grâce à l’expérimentation de Serge Haroche qu’il n’y a pas besoin d’intervention humaine dans la mesure d’un objet quantique.

Tout est lié

Alors là attention le sujet de l’intrication quantique est plutôt velu !

Tout d’abord que dit le documentaire ?

« Deux objets, deux électrons qui ont été créé ensemble sont intriqués. Envoyez l’un à l’autre bout de l’univers. Faites quelque chose avec l’un et l’autre réagira instantanément. Ils sont intriqués. Et étant donné que tout était intriqué au moment du big-bang, ça veut dire que tout se touche encore. »

L’idée étant que comme l’observateur a un contrôle sur la matière, et que toute matière est liée alors la conscience peut affecter toute la matière de l’univers.

Et que dit la science dans tout ça ?

Pour bien l’expliquer je vais devoir déterminer certaines choses.

On a vu plus haut qu’un électron peut avoir plusieurs états. Par exemple il peut se comporter comme une onde ou comme un corpuscule. Il peut avoir une vitesse de 1000 km/s tout comme il peut avoir une vitesse de 2000 km/s.

Selon les lois de la physique quantique, un électron peut avoir ces deux états en même temps, aller à la fois à 1000 et 2000 km/s (Le fameux chat de Schrödinger).

Maintenant si on essaye de faire une mesure de notre électron, donc si on le perturbe, on a vu plus haut qu’il stoppe d’avoir un comportement quantique. On aura alors 50% de chance de tomber sur l’une de ces deux vitesses. Une chose très importante est qu’il n’y a aucun moyen de savoir à l’avance le résultat, ça ne se décide qu’au moment de la mesure.

Un électron est chargé négativement. Tout se passe comme si l’électron avait une rotation sur lui-même, ce qu’on appelle le spin. Ce spin fait qu’il a tendance à se comportement comme un petit aimant. Si on passe notre électron dans un champ magnétique, comme il se comporte comme un aimant, sa trajectoire sera donc déviée par le champ magnétique. L’électron est soit dévié vers le haut, soit dévié de la même quantité vers le bas. Le spin ne peut donc avoir que deux valeurs distincts « + » ou « – ».

Maintenant si on prend deux électrons il y a quatre valeurs de spin possibles : ++ / +- / -+ / — .

En physique quantique, avec la superposition d’état, les spins de deux électrons peuvent avoir ces quatre valeurs à la fois.

Ce qu’il faut savoir c’est que lorsque l’on fait de la superposition d’état, on peut faire varier les proportions. On peut donc décider de ne prendre en compte que les possibilités +- / -+.

Si on prend cette dernière configuration et qu’on décide de mesurer le spin du premier électron. On a 50% de chance de le trouver sur l’un de des états (+ ou -).

Imaginons maintenant que la mesure détermine que le premier électron est dans l’état -, cela signifie automatiquement que nous sommes dans la seconde possibilité et que le spin du second électron est +. Une fois que nous avons mesuré le spin d’un des électrons, l’autre est automatiquement déterminé. C’est à ce moment-là qu’il est considéré que ces deux particules sont intriquées.

Ce qui est assez fou c’est que les deux électrons restent intriqués malgré la distance que l’on peut mettre entre les deux. Rappelons que l’électron choisi un état + ou – QUE lors de la mesure. Ce qui sous-entend que lorsqu’on effectue une mesure d’un électron pour déterminer son spin, cela détermine en même temps le spin du second électron.

Je recommande vraiment de regarder la vidéo de Science Étonnante sur le sujet pour bien comprendre.

Le documentaire a donc tort lorsqu’il dit que « deux électrons qui ont été créé ensemble sont intriqués ». Des électrons (et tous autres particules) ne sont intriqués que dans les cas où déterminer un état de l’un, détermine l’état de l’autre et pas lorsque ces éléments sont « créés ». Comme on vient de le voir, ça ne se détermine que dans certaines conditions bien précises.

En conclusion on peut dire que l’erreur qui est régulièrement faite dans ce documentaire est de considérer que les lois de la physique quantique ont également cours à notre échelle. Mais comme on l’a vue plus haut si une particule quantique est perturbée par quelque chose d’autre (de la lumière, un trop grand nombre d’autres particules, de la chaleur, …) alors les lois de la physique quantique s’arrêtent pour faire place aux lois de la physique classique.

C’est ce qu’on appelle la décohérence quantique. Nous ne sommes pas reliés avec le reste de l’univers parce qu’à partir du moment où nos atomes se regroupent pour former des molécules, les lois de la physique quantique ne s’appliquent plus ! Et plus il y a d’éléments perturbateurs, plus cette décohérence est rapide.

Par exemple, un grain de poussière dans l’atmosphère, va interagir avec ces propres particules, les particules de l’atmosphère qui l’entourent, la lumière, la chaleur… Il perdra alors ses propriétés quantiques en un sextillionième de seconde (pour info ça donne 0,000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 001 seconde).

C’est pour quoi à notre échelle, il n’est pas possible d’avoir sa voiture garée à deux endroits au même moment tout comme il n’est pas possible que mon animal de compagnie soit un chat et un chien en même temps.

L’exemple censé prouver leur théorie

Nous venons de voir que la physique quantique, et plus précisément les théories sur la dualité onde / corpuscule ainsi que l’intrication, ne prouve en rien que notre conscience peut avoir un impact sur la matière.

Le documentaire ne se décourage pas pour autant. Après tout, peut être que ça n’a rien à voir avec le quantique. Peut-être existe-t-il des expérimentations dont les mécanismes restent inexpliqués qui démontrent un lien entre conscience et réalité.

La sensibilité de l’eau par Masaru Emoto

L’expérimentation censée démontrer l’impact de la conscience sur le réel est celle de Masaru Emoto.

L’hypothèse de départ est que les bonnes et les mauvaises intentions, symbolisées par des mots ou par une pensée, ont un impact sur la formation de cristaux d’eau. Et comme nous sommes composé à 70% d’eau et que la Terre regorge de cet élément, nous pouvons vraiment changer la face du monde !

Je n’ai pas réussi à trouver le protocole exact mis en place par Emoto à l’origine. Celui présenté dans le film est un méli-mélo de plusieurs protocoles. Du coup je ne vais prendre en compte que celui proposé par Dean Radin dans une expérimentation en double aveugle. A savoir que pour cette expérience, Dean Radin était aux Etats Unis tandis que Masaru Emoto était au Japon.

  • Dean Radin a pris 4 bouteilles d’eau de la marque Fidji car c’était la seul qui, une fois l’étiquette retirée, n’avait pas d’inscription gravée dans le plastique. Deux bouteilles allaient servir pour les tests, deux autres comme témoins.
  • Les bouteilles ont été placées dans une pièce blindée électromagnétiquement. Une photo de chaque bouteille test a été prise pour aider les prieurs à fixer leur intention. Dean Radin a envoyé les photos à Emoto.
  • Emoto a alors dirigé un groupe de 2000 personnes dans une prière de gratitude d’environ 5 minutes dirigée vers les bouteilles tests, les photos et une vue de Google map de la position des bouteilles aidant.
  • Les bouteilles ont ensuite été envoyé séparément au Japon pour examen, le film à bulles et le papier d’aluminium ont été utilisés pour fournir un bouclier rudimentaire contre les chocs soudains, la lumière et les champs électromagnétiques.
  • Pour chaque bouteille ils ont prélevé 0.5ml d’eau qu’ils ont déposée dans 50 boîtes de pétri.
  • Ces boîtes sont déposées dans un réfrigérateur pendant 3 heures à une température de -25 degrés Celsius.
  • L’observation des cristaux d’eau sont effectués dans une pièce réfrigérée dont la température est maintenue à -5 degrés Celsius.
  • Les observations sont effectuées par un microscope optique muni d’une caméra externe.
  • L’un des chercheurs associés à Emoto a ensuite examiné le sommet de chaque goutte de glace car une expérience antérieure avait indiqué que l’apex était l’endroit où les cristaux étaient le plus susceptibles de se former.
  • Si un cristal était observé à l’apex, il était photographié avec un grossissement x100 ou x200 selon la taille du cristal.
  • 40 photographie ont été prise, 24 des bouteilles tests et 16 des bouteilles témoins. Elles ont ensuite été envoyé à Dean Radin.
  • Enfin, un panel de 100 personnes a noté de 0 à 6 la beauté des cristaux via un site internet où étaient affichées les photos.

Et forcément les résultats présentés par Radin montre que l’eau qui a reçu la bénédiction a le plus de jolies cristaux.

Il y a tellement de faille dans ce protocole que je trouve que les résultats ne peuvent pas être considéré comme une preuve de quoi que ce soit. D’ailleurs le docufiction ne présente que les résultats de l’expérience, les photos des magnifiques flocons de l’amour sont bien affichées pour que l’on puisse constater de nous-même. Par contre en guise d’explication on a juste droit à un « regarder il y avait une étiquette avec le mot amour sur la bouteille ». Alors que précédemment les principes de physique nous étaient parfaitement expliqués. Encore une fois j’ai l’impression que la forme du docufiction n’est pas objective.

En voyant ce protocole je me poser les questions suivantes :

  • Comment savaient-ils lors de l’achat des bouteilles qu’aucune prière n’avait été faite ? Ce qui peut remettre en cause la validité du groupe témoins.
  • Si une inscription dans le plastique peut interférer l’expérience, pourquoi les inscriptions sur l’étiquette n’ont pas pervertie les échantillons avant ?
  • Pourquoi ne prendre des échantillons que sur 4 bouteilles pour 50 boîtes de pétri ? Pourquoi ne pas avoir utilisé 50 bouteilles pour permettre d’avoir une plus grande diversité d’eau ? Sachant que la moindre impureté peut avoir une incidence sur la formation de cristaux.
  • Si les bouteilles ont été placées dans une pièce hermétique aux ondes, comment expliquer qu’une prière puisse les atteindre ? D’ailleurs, comment être sûr que ce sont les prières qui ont un impact sur les bouteilles ? Après tous les auteurs de l’expérience ont une grande volonté de prouver la relation matière / conscience. Ce sont peut-être leurs pensées qui ont influencé les bouteilles.
  • Lors de l’envoi des bouteilles est-ce que le film à bulles et le papier d’aluminium peuvent être considérés comme des protections suffisantes pour garantir la préservation des échantillons ?
  • Sur quels critères l’associé d’Emoto a-t-il choisi de prendre tel ou tel flocon dans chaque boîte de pétri (on va pas me faire croire qu’il n’y en avait qu’un à chaque échantillon !)
  • Une échelle de 0 à 6 permet-elle de garantir que les internautes possédaient les mêmes critères de sélection pour la beauté des flocons ?

Bref je vais m’arrêter là. Vu toutes les faiblesses de l’expérimentation je suis vraiment surpris qu’une telle étude ait pu être publiée, ce qui m’amène vraiment à penser qu’il y a eu une forme de conflit d’intérêt. (Pour rappel Dean Radin est corédacteur en chef du journal).

Je vais simplement conclure sur une phrase dite par Masaru Emoto dans son livre « La Vie Secrète de l’Eau » :

« Parfois, la fantasy est la meilleure façon d’obtenir une image claire de la réalité ».

Non M. Emoto, une méthode rigoureuse qui se base sur l’expérimentation et la recherche de faits vérifiables et reproductibles permet d’avoir une image, certes parfois incomplète, de ce qu’est la réalité.

Conclusion

Je ne parlerais pas de l’autre bonne moitié du docufiction qui parle de religion car je considère qu’on ne doit pas débattre sur des croyances.

Rien dans ce film ne me permet de penser qu’il y a un réel impact entre notre conscience et la réalité. Et surtout j’ai l’impression que l’on essaie de me manipuler pour que je sois d’accord avec les préceptes de la secte Ramtha.

Les sources qui m’ont aidé

ToutEstQuantique

Youtube : Tronche en Live – La physique Quantique et le Charabia

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