Définition de termes et des concepts

Dans les débats auxquels j’ai participé, je me suis rendu compte qu’il arrive très souvent que l’on ne parle pas de la même chose tout en utilisant les mêmes mots.
La raison : nous avons bien souvent notre propre définition de ces mots.

Dans mes articles, je vais souvent avoir besoin d’utiliser des termes ou des concepts. Et pour éviter une mauvaise compréhension j’ai décidé de rassembler leurs définitions. Je pourrais ainsi y faire référence sans avoir à les redéfinir à chaque fois.

Bien entendu il est possible que cette liste s’agrandisse avec le temps.

La science

La science est l’ensemble des connaissances et études d’une valeur universelle, caractérisées par un objet et une méthode fondés sur des observations objectives vérifiables et des raisonnements rigoureux. Par définition elle n’est donc pas dogmatique. Si de nouvelles observations viennent contredire ce qu’elle avait déterminé précédemment, les connaissances sont mises à jour.

Afin de produire ces connaissances, la science s’est dotée d’une méthode qui ne lui permet pas de dire si quelque chose est vraie, mais échoue à déterminer si cette chose est fausse. Il n’y a pas de vérité absolue en science. Pour plus de détail sur la méthode je recommande l’excellente vidéo de Scilabus qui décrit, point par point, toute une procédure d’expérimentation scientifique.

Autre chose importante dans la méthode est la revue par les pairs. Lorsqu’un scientifique a mis au point une expérimentation, il rédige l’ensemble de son protocole et de ses résultats dans une étude. Mais pour que cette étude soit publiée elle doit être relue par plusieurs scientifiques. C’est ce qu’on appelle la revue par les pairs. Mais même une fois publiée, une étude seule n’a que peu de valeur. Le phénomène observé rentre dans le corpus scientifique que lorsque ses résultats ont été reproduit dans d’autres études.

Et quand un grand nombre d’études échoue à démontrer que quelque chose est faux, on est alors en droit de considérer que cette même chose est vraie.

La science et sa méthode sont pour moi la meilleur solution pour produire de la connaissance.

L’énergie

Lorsque l’on parle de science, l’énergie a une définition bien précise : c’est le caractère d’un système matériel capable de produire du travail. L’énergie est mesurable et se définie en joule.

C’est une notion qui est assez complexe car assez « immatérielle ». C’est pour cette raison que le mot « énergie » est massivement utilisé dans les pseudosciences. Je ne parle pas des affirmations du genre « ha j’ai bien dormi j’ai plein d’énergie ce matin ! » Là on parle d’une opinion, d’un ressenti et non d’un fait. On n’est pas dans un contexte scientifique. Par contre lorsque l’affirmation « Ce cristal de roche va te transmettre son énergie. » il y a un sous-entendu scientifique alors qu’aucune mesure n’est effectuée.

La différence entre un fait et une opinion

Un fait est un élément concret qui s’appuie sur des éléments prouvés et indiscutables. La méthode scientifique se base sur des faits pour produire de la connaissance.

Par exemple : Les requins possèdent plusieurs rangés de dents.

Une opinion par contre ne relève que de l’appréciation personnelle, elle est donc discutable. Une opinion est subjective.

Par exemple : Les requins n’ont pas un jolie sourire.

Dans mon exemple il est facile de faire la différence entre un fait et une opinion mais en temps normal ce n’est pas si évident que ça. Et si dans un discours il est important de faire la distinction entre les deux c’est parce qu’un argument basé sur une opinion… et bien… ça n’en est pas vraiment un ! Un argument doit se baser sur des choses concrètes, factuelles, valables pour tout le monde. Vous imaginez-vous débattre si les requins ont, ou non, un jolie sourire ? Ça sera certainement très drôle mais il est essentiel, pour moi, de se forger sa propre opinion en se basant sur des faits et non à partir de la simple opinion des autres.

La différence entre le danger et le risque

Le danger est la capacité d’altérer l’intégrité physique d’une personne. Il est ce qui peut nous blesser, nous rendre malade, voir nous tuer.

Le risque est la probabilité d’être soumis à un danger.

Bien que souvent utilisé comme synonyme, ces deux mots ont pourtant une différence importante.

Pour donner un exemple je peux dire qu’un requin (souriant ou non) est dangereux. Par contre, vivant à Toulouse, le risque que je me retrouve face à un requin est vraiment très faible (je pense même pouvoir dire nul sans trop me tromper). Faire la différence entre les deux concepts permet d’éviter les réactions extrêmes alors que le risque est faible. (ex : les requins ont déjà attaqué une personne près d’une plage, il faut donc tuer tous les requins pour protéger les hommes).

La différence entre corrélation et causalité

La causalité représente une relation de cause à effet.

Par exemple : lorsque je bois trop d’alcool, je ne marche pas droit. La relation de cause à effet est simple à deviner ici car il est bien démontré que le taux d’alcoolémie affecte le sens de l’équilibre.

La corrélation quant à elle est un rapport de dépendance dû à un lien de cause à effet ou un lien créé par une cause commune.

Par exemple : lorsque je me couche avec mes chaussures je me réveille avec la migraine. Ici les chaussures ne sont bien entendu pas la cause de la migraine. Il n’y a pas de lien direct entre le fait de se coucher avec ses chaussures et la migraine. Pour expliquer cette relation il est nécessaire de trouver une autre cause. Dans mon exemple c’est l’alcool : quand je rentre saoul chez moi je m’endors sans même retirer mes chaussures et c’est l’alcool qui me donne mal à la tête le lendemain.

Il est très important de pouvoir faire la distinction parce que beaucoup d’études scientifiques ne mettent en avant qu’un rapport de corrélation et non de causalité. Par exemple, en 2012 une étude montrait que les pays qui consommaient le plus de chocolat avait le plus de prix Nobel. Beaucoup de journaux avaient conclue que c’était sûrement parce que le chocolat rend intelligent. Alors que les deux éléments ont une cause commune, un lien de cause à effet avec un autre élément : le niveau de richesse. Lorsque le niveau de richesse est suffisant, la population peut se permettre de s’acheter du chocolat et l’état peut potentiellement mettre plus de moyen dans l’éducation et les formations.

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